Henri Sauriol ou l’homme au bras de fer!

Henri Sauriol lors d’un entraînement au Centre Claude-Robillard de Montréal.
Source: Nathalie Hurdle
Âgé de 17 ans, Henri Sauriol a grandi en jouant au baseball. En effet, le jeune homme a commencé à pratiquer son sport de prédilection à l’âge de 5 ans, alors qu’il était Novice. Il a effectué son parcours sportif dans l’élite dans les catégories Pee-Wee AA, Bantam AA et Midget AAA pour les Athlétiques de Sherbrooke et les Faucons RHS.

En plus d’être un excellent joueur de champ, il est reconnu pour ses « balles de feu ». Il a récemment réussi, alors qu’il était à l’entraînement à l’Académie de baseball du Canada (ABC), des vitesses de lancers avec un crow-up de 95 et 97 miles/heure. Henri, qui est aussi lanceur de relève, avoue qu’il aime défier les frappeurs avec des balles à l’intérieur. 

Le sportif apprécie particulièrement le fait qu’il n’y a pas de temps limite au baseball. « Peu importe le pointage, on peut toujours revenir de l’arrière », affirme-t-il.
  
Au fil des années, Henri a aussi développé de belles habiletés pour faire des « amortis surprises (coups filés) » et des vols de but. En tant que voltigeur, il se plait à retirer des joueurs au marbre grâce à des relais précis du champ.

Quand on lui demande s’il y a un entraîneur qui l’a particulièrement marqué, il répond sans hésiter : « Mon père, Marc Sauriol, qui a été mon entraîneur pendant près de 10 ans.  Il a toujours été très exigeant envers moi et il a toujours cru en mes capacités. »

« Même s’il a été mon entraîneur pendant  seulement deux ans, Louis Lachance m’a apporté de très bons conseils techniques. Et je ne peux passer sous silence le travail de Steve Langlois et l’équipe d’entraîneurs du sport-études des Harfangs du Triolet, qui ont contribué pendant quatre ans à mon développement », ajoute-t-il.

Avec déjà plusieurs années d’expérience en tant que baseballeur, Henri cumule déjà de nombreux beaux souvenirs. Celui qui est le plus cher à ses yeux est lorsque son équipe a été championne du Tournoi provincial Pee Wee AA de Fleurimont en 2014. « J’avais cogné mon premier circuit intérieur et l’équipe sherbrookoise n’avait pas gagné ce tournoi depuis plusieurs années », raconte-t-il.

Tout comme Zachary Benoit et Jason Bégin, que nous avons présenté au cours des deux derniers mois, Henri s’entraîne à l’ABC depuis septembre 2017. « Je trouve cela exigeant : on travaille très fort durant les entrainements.  On s’améliore beaucoup.  Les entraîneurs nous donnent des conseils techniques qui nous permettent d’atteindre le prochain niveau. De plus, il y a une saine compétition entre les joueurs de l’ABC. Je trouve très agréable l’entraînement », explique l’athlète. 

Il avoue que le changement de ville, d’école  et le fait de vivre en pension n’ont pas été facile au début, mais après quelques temps il s’est habitué, surtout grâce à ses cochambreurs Jason Bégin et Xavier Gonzalez-Bayard.

Après plusieurs mois de travail assidu sur les terrains (en Floride à l’automne et ce printemps) et en gymnase au cours de l’hiver, Henri souhaite être en mesure de se tailler un poste au sein de l’équipe U-18 de l’ABC pour l’été 2018. À long terme, il aimerait attirer l’attention d’un collège américain pour y poursuivre son parcours sportif et scolaire.

Henri a récemment appris qu’il était récipiendaire d'une bourse de la Fondation de l'athlète d'excellence du Québec.  Il la recevra à la fin mars par l'entremise du programme de bourse Banque Nationale 2018. Il ne fait aucun doute que cet athlète estrien démontre une belle détermination et nous ne pouvons que lui souhaiter de poursuivre le travail afin de concrétiser ses rêves.